Le congrès : 5 et 6 mai 2018

Congrès de l’Institut de Recherche et de Formation en Art-Thérapie (IRFAT)
en partenariat avec l’association Arts Thérapie Plurielle (les certifiés de l’IRFAT)

  5 et 6 Mai  2018

Centre des congrès du Palais des Papes – Avignon

L’art thérapie au risque du trauma

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La vie humaine tient sans doute sa richesse de son aptitude à accepter le nouveau, à s’ouvrir à l’inconnu, à accueillir l’inattendu.
Toutefois il est des inattendus qui font effraction, provoquant l’effondrement du sol sur lequel s’appuie l’humain/l’humanité, c’est alors la dessolation, disait Hannah Arendt. Quelle est cette dessolation ?

La vie humaine tient sans doute sa richesse de son aptitude à accepter le nouveau, à s’ouvrir à l’inconnu, à accueillir l’inattendu.
Toutefois il est des inattendus qui font effraction, provoquant l’effondrement du sol sur lequel s’appuie l’humain/l’humanité, c’est alors la dessolation, disait Hannah Arendt. Quelle est cette dessolation ?
Celle d’un inattendu comme l’irruption d’un réel que le psychisme ne peut se représenter, celui de la mort.
Ce signifiant qui vient mettre en échec la dynamique de la vie psychique et que l’on nomme traumatisme psychique.
Edgar Morin pose que le « Le mystère premier n’est pas la mort, mais l’attitude de l’homme devant la mort (…) car comme le disait Freud, il y a quelque chose d’inconscient au fond de soi qui se croit immortel, ignore qu’il va mourir. »
Alors pourquoi l’être humain bien que conscient de sa finitude ne peut-il se le représenter ?
Quand cette confrontation au réel de la mort fait brutalement irruption comment la vie psychique peut elle ensuite de nouveau s’élaborer ?
Quand le sujet ne sait plus si cette confrontation vient du dedans de lui-même ou du dehors ? Lorsque le sujet se retire de lui même, quel est le souvenir de ces traces du traumatisme ? Le retour de ces traces traumatiques est-il une menace au risque de l’effondrement ? Comment comprendre aujourd’hui le trauma dans son essence même ? Ne sommes-nous pas appelés à investir notre créativité et de quelle manière pour lutter contre ou accepter Thanatos ?

Nous voulons, par ce colloque d’art-thérapie, explorer l’utilisation du processus créatif dans le traitement du traumatisme psychique, croiser les regards, qu’ils soient philosophiques, sociologiques, poétiques ou thérapeutiques.

  • Quelle est la place de l’art-thérapie dans la clinique du trauma parmi les autres méthodes de soin ?
  • Ne serait-elle pas le lieu, grâce de cette lutte d’Eros contre Thanatos permettant de retrouver Eros comme un jaillissement face à l’irreprésentable ?
  • Face à la sidération du trauma, comment l’art-thérapie nous permet-elle de redevenir sujet actant de notre vie psychique ?
  • Quels sont les outils spécifiques de l’art-thérapeute pour le soin d’un traumatisme psychique ?
  • Comment l’art-thérapeute intervient-il à la suite de faits de guerre ou d’attentats ?
  • Face à l’irreprésentable de notre propre finitude, quelle alternative laïque propose l’art-thérapeute ?
  • Peut-on penser une ethno-art-thérapie ?
  • L’oeuvre d’art de nature pérenne supposerait-elle un prolongement de la vie de l’artiste ?
  • L’oeuvre d’art de nature éphémère nous permettrait-elle d’appréhender l’impermanence de toute chose ?

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